Skip to content

Article The Fader

04/07/2017 | Presse | 3 comments

normal_paramorephotoscom_28129-0

Le magazine The Fader a suivi Hayley pendant une journée début juin. C’est un article très long mais très intéressant, car il en dit beaucoup sur l’état d’esprit d’Hayley et Paramore actuellement.

Sur sa dépression:

La mélancolie est différente par rapport à ses problèmes d’adolescente. C’est plus réfléchi, adulte et écrasant. Elle explique qu’elle fait face à une dépression depuis ces deux dernières années. Certains jours, elle est restée toute la journée au lit à regarder « The Office ». Elle révèle qu’à certains moments, ça allait très mal au point de faire une fixation sur la mort, ce qui l’a troublée, et elle a décidé d’aller voir un thérapeute. « Pour la première fois de ma vie, il n’y avait plus du tout de lumière au bout du tunnel. Je me disais juste que j’avais envie que tout ça s’arrête. Pas dans le sens où je n’avais plus envie de vivre. Mais c’était un manque profond d’espoir. Je me demandais quel était l’intérêt de chaque chose. Je crois que je ne me suis pas rendue compte d’à quel point c’est dangereux d’avoir ce manque d’espoir. Tout fait très mal. »

 

Son bref départ de Paramore et la composition de After Laughter:

Hayley a même quitté le groupe de manière privée pendant une courte période l’été 2015. Elle se sentait épuisée et pensait qu’il ne lui restait plus rien à dire ou à chanter. « C’était fini pour moi. Je me suis dit qu’il y avait bien autre chose que je pourrais savoir faire de ma vie. Et il était peut-être temps d’aller trouver cette autre chose. » Mais une fois son départ, Taylor, accompagné de leur producteur Justin Meldal-Johnson, a commencé à lui envoyer des morceaux non terminés juste pour voir ce que cela donnerait. Lui aussi connait bien la dépression.
« On a tous les deux des doutes, et en ce sens, on était ensemble » explique Taylor. « Je lui ai dit qu’elle n’était pas forcée à écrire quelque chose. Mais moi je continuais à composer, et puis il est venu un moment où elle a retrouvé l’inspiration. » Hayley a commencé à travailler sur les musiques et s’est mise à bosser sur la mélodie et les paroles de « Forgiveness », la première chanson de ce que deviendrait « After Laughter ». Ils ont continué à travailler de cette manière: Taylor envoyait à Hayley des idées basiques et Hayley se lâchait dessus. Et les chansons n’ont pas arrêté.

Sur ses débuts et le contrat de Paramore:

Pendant que le groupe se formait et commençait à jouer quelques concerts dans des endroits comme dans des églises, Hayley composait aussi de son côté, et enregistrait ses propres démos pour les envoyer à des labels. C’était l’époque d’Avril Lavigne, où l’industrie musicale cherchait des alternatives plus punk à Britney et Christina. « Je ne pense pas que j’aurais été signée s’il n’y avait pas eu Avril Lavigne », admet Hayley. « Et d’un coup je me suis retrouvée à New York, à jouer devant LA Reid. » Plusieurs maisons de disques voulaient la signer, mais seul Atlantic Records lui a dit qu’elle pouvait rester avec son groupe, sans faire de carrière solo. Seul compromis: seule Hayley avait un contrat avec Atlantic, et le reste du groupe signerait avec Fueled By Ramen, le label rock d’Atlantic.

 

Sur son histoire avec Josh et la période Riot:

« On était si jeunes! Même quand on sortait ensemble, ça n’en avait pas trop l’air. On se disait que c’était cool, parfois on s’embrassait. » Dans le groupe, tout le monde a été élevé dans le christianisme, et bien qu’ils aient tous évolué dans leur spiritualité, à l’époque, ils arrivaient à préserver un environnement sain même s’ils vivaient tous dans le chaos des tournées. « On a grandi avec la Bible », raconte Zac. « Il y a beaucoup de règles qui ont été instaurées par l’Eglise. Pas d’alcool, pas de sexe, pas de drogue, pas de gros mots. »

Sur le jour de la sortie d’After Laughter:

Le jour de la sortie, Hayley était très triste. Ce n’était pas pire que les jours où elle ne pouvait pas quitter son lit et qu’elle ne voulait pas composer. A la fin de la journée, ça allait mieux. Les mecs et elle ont écouté l’album et ont chanté. Mais plus tôt dans la journée, lors d’un meet&greet avec 300 fans, elle luttait. « C’était une journée assez dure parce qu’on libérait cette chose qui nous a tenu en vie. Et ça me tient toujours en vie en ce moment d’ailleurs. »

 

Sur son anxiété

Elle me dit qu’après notre discussion, elle a eu une crise de panique dans sa voiture. Elle s’excuse, et me dit qu’elle se sent oppressée quand je lui parle de la situation avec Jeremy. Elle m’explique qu’à cause des raisons légales, c’est difficile pour elle de savoir ce qu’elle peut dire et ne pas dire. Aussi, ça l’énerve et ça la stresse que Paramore soit la plupart du temps associé à des histoires, et qu’on ne prête plus assez attention à la musique. Très bien. J’essaie de creuser un peu plus et elle finit par me dire qu’il y a bien plus que ça, mais qu’elle n’arrive pas à trouver ce que c’est, elle-même.

(…)

Elle explique qu’au fil des ans, elle se méfie de parler d’elle ou du groupe, car au bout du compte, tout ce qu’elle traverse (les disputes, les amitiés perdues…) finit par faire les grands titres. Je lui demande si le tweet qu’elle a posté la veille « just enjoy the damn music » (souciez vous juste de la musique) était dû à la frustration de cette interview. Elle me répond que non, et que ce tweet était plutôt destinés aux fans qui lui faisaient part des premiers chiffres de vente de « After Laughter ». Elle m’explique qu’elle en a de plus en plus marre de l’aspect commercial de l’industrie musicale, et qu’avant la sortie de After Laughter elle a d’ailleurs tenté de renégocier son contrat avec Atlantic (celui qu’elle a signé quand elle était ado) pour qu’elle ait moins d’albums à sortir. « Je n’avais plus envie de ce contrat qui m’oblige quoique ce soit, j’aimerais en finir avec ce côté business. » Mais Atlantic n’a pas cédé.

 

Sur sa vision du groupe

Tout ce qu’elle voulait, c’était des amis pour faire de la musique. « J’étais fille unique, et j’avais envie de faire partie de quelque chose. Quand j’étais seule à me faire signer, je me suis sentie très seule. Si mon père était là, il vous dirait que j’avais l’habitude de faire des dessins où on me voyait entourée de 4 personnes sans visage qui avaient des instruments. Et c’est pour ça que quand on fait un concert et que je vois des personnes qui pleurent parce qu’ils se retrouvent entourés de centaines de personnes qui se sentent comme eux, ça me fait pleurer aussi. Du coup je me cache parce que c’est gênant. Mais je sais ce que ça fait de vouloir trouver sa place. Et c’est ça ma place. »

Sur son statut:

Après une décennie à être sous l’oeil des gens, il y a des choses qu’elle préfère garder pour elle. « Est-ce que j’ai des comptes à rendre aux gens? », elle se demande plusieurs fois. Et elle est catégorique sur le fait que malgré ses problèmes actuels, elle tient à dire à tout le monde qu’il y a énormément de joie au sein de ce groupe en ce moment. « Il n’y a rien de plus à ajouter à ce que j’ai déjà dit sur cet album. Et je remercie la musique pour ça. Parce que ça me permet de m’exprimer comme je ne pourrais pas le faire sinon. » On discute encore un peu, et la conversation s’arrête là. Elle explique qu’elle ne va pas donner de nouvelles interviews avant un petit moment, ou en tout cas pas toute seule.

 

 

Share Our Post

  • Delicious
  • Digg
  • Newsvine
  • RSS
  • StumbleUpon
  • Technorati
  • Twitter

Related Posts

Comments

  1. Justine says: juillet 4, 2017

    Hayley est une vrai battante,plus qu’elle ne le pense, et je trouve que la musique de Paramore est toujours aussi sincère, tout comme les membres, il y à des bons et des mauvais moments, elle à raison hayley pas besoin de dire trop de chose dans les interviews, les albums, la musique expriment déjà toute les émotions du groupe.
    Merci d’avoir partagé cette interview :)

  2. Tom says: juillet 7, 2017

    Merci beaucoup pour cette traduction. Cette interview résume bien pourquoi ils ne font que tres peunde promo sur cet album. L’affaire avec Jérémy l’a beaucoup affecté la pauvre. J’espère qu’ils continueront comme ça !

  3. Rcupcake says: juillet 21, 2017

    Certains passages m ont mis la larme à l’œil.

Add a Comment